WDO denounces repression at G20 – FDO dénonce la répression au G20?

Chères amies, Dear Friends,

Les préparatifs pour le prochain G20 en Corée du sud en novembre 2010 s’accompagnent déjà d’une vague de mesures répressives contre les travailleurs-euses migrants. Les Femmes de diverses origines lève sa voix contre ces attaques à la liberté des gens de s’exprimer sur ce que trame les puissants en notre nom.

As preparations for the next G20 meeting in November 2010 get underway in South Korea repressive measures against migrant workers have already begun. Women of Diverse Origins joins its voice to protest these attacks against people’s freedom to voice their opposition to anti-people and anti-women policies being cooked up in our name.

(le français suit en bas)

Women of Diverse Origins denounce police repression at G20

The Women of Diverse Origins joins its voice to protest the massive repression that took place at the G-20 Summit in Toronto Saturday June 26, 2010. Many of us were present as 25,000 people marched to voice their anger and frustation at the world leaders planning yet more austerity measures for the people and rescue measures for the elites and the corporate interests of the world.

We feel compelled to speak out in particular because one of our own members and colleagues, Monique Rocheleau, 70, was unceremoniously rounded up with dozens of others at the University of Toronto auditorium where she was sleeping in the morning of Sunday June 27 before being carted off into paddy wagons. Monique and others were then left with hands trussed up behind their backs for hours before being moved to a detention facility where they were crammed into Guantanamo-like caged prison cells. There they remained for 30 hours, with barely enough water and food to sustain them.

They were humiliated, strip-searched and made to sleep on a cement floor with air conditioning blowing on them. The one toilet for the 20-or-so women in the cell had no door and faced the guards outside the cell. Monique is a life-long poverty-rights activist and speaks only French. When she tried to express that she was about to faint, she was treated by police who spoke only English as if she was faking.

Monique and the others in her group are people who have no money. Yet their belongings were confiscated and in many cases were not returned.

For those of us who have experienced martial law in our countries of origin, what happened in Toronto is eerily similar. These are situations we were fleeing when we came to Canada, the supposed “beacon of human rights”. It is disgusting to see one of our comrades experiencing this, not to mention the other 1100 people for stating their disagreement with anti-people and anti-women policies promoted by the G-20 and particularly by our Conservative Government.

We believe that this is how the climate of impunity creeps up and we must refuse to remain silent in the face of this kind of police state-like repression by the Harper government and its allies.

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Femmes de diverses origines dénonce la répression policière au G-20

Femmes de diverses origines élève sa voix pour protester contre la répression policière massive, qui a eu lieu lors du Sommet du G-20 à Toronto le samedi 26 juin, 2010. Plusieurs d’entre nous étions présentes, parmi les 25.000 personnes qui ont défilé pour exprimer leur colère et leur frustration aux leaders mondiaux, réunis pour discuter encore de mesures d’austérité pour les peuples et de mesures de sauvetage financier pour les élites et les grandes entreprises du monde.

Nous nous sentons obligées de parler, en particulier parce que l’une de nos propres membres et collègue, Monique Rocheleau, 70 ans, a été embarquée, avec des dizaines d’autres, à l’auditorium de l’Université de Toronto où elle dormait dans la matinée du dimanche 27 juin. Elle et les autres ont été jetées dans une fourgonnette de la police, mains ligotées derrière le dos pendant des heures avant d’être transportées dans un établissement de détention où elles ont été entassées dans des cages : des cellules de prison du genre Guantanamo. Elles y sont restées pendant 30 heures, avec de l’eau et de nourriture en quantité à peine suffisante pour les soutenir.

Elles ont été humiliées, ont subi des fouilles corporelles et ont été obligées de dormir sur un sol en ciment alors que la climatisation soufflait sur elles. La seule toilette pour la vingtaine de femmes dans la cellule n’avait pas de porte et faisait face aux gardiens à l’extérieur de la cellule. Monique a milité toute sa vie, et continue de le faire, pour les droits des assistées sociaux et des pauvres. Elle ne parle que le français, et lorsqu’elle a essayé d’expliquer qu’elle était sur le point de s’évanouir, elle a été traitée par les policiers, qui ne parlaient que l’anglais, comme si elle simulait sa faiblesse.

Monique et les autres de son groupe sont des gens qui n’ont pas d’argent. Pourtant, leurs biens ont été confisqués et dans de nombreux cas n’ont pas été retournés.

Pour celles d’entre nous qui ont connu la loi martiale dans nos pays d’origine, ce qui est arrivé à Toronto est étrangement familier. Ce sont des situations similaires que nous avons fuies pour venir au Canada, supposé pays « phare des droits humains ». Il est révoltant de voir l’une de nos camarades subir un tel traitement, sans compter les 1 100 autres personnes, pour avoir affirmé leur désaccord avec les politiques anti-populaires et anti-femmes promues par le G-20 et plus particulièrement par notre gouvernement conservateur.

Nous croyons que c’est comme cela qu’un climat d’impunité s’installe peu à peu, et nous devons refuser de rester silencieuses face à ce genre de répression, digne d’un État policier, exercé par le gouvernement Harper et ses alliés.?
 

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