Libérez tous les prisonniers politiques en Inde

À l’occasion du 72ème Anniversaire de l’indépendance de l’Inde, la Ligue internationale de lutte des peuples (ILPS) au Canada appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques en Inde.

L’ILPS au Canada est composée de 25 organisations démocratiques et anti-impérialistes actives de Montréal à Victoria, dont le Réseau sud-asiatique pour la laïcité et la démocratie (SANSAD) et le Comité de défense de l’Inde orientale (EIDC). La section canadienne fait partie d’une organisation de front uni mondial composé de plus de 250 organisations populaires dans 40 pays.

Les prisonniers politiques en Inde incluent le professeur de Delhi G.N. Saibaba et ses coaccusés, ainsi que cinq militant-es des droits de l’homme travaillant avec des Dalits, des Adivasis et d’autres prisonniers politiques en Inde qui ont été arrêtés en juin dernier.

Le professeur Saibaba a été condamné à la prison à vie en 2017, avec Hem Mishra, Prashant Rahi, Mahesh Tirki et Pandu Narote pour leurs liens présumés avec les maoïstes indiens.

Le professeur Saibaba, en fauteuil roulant, est actuellement “en marge de la vie” dans la tristement célèbre prison de Nagpur, dans des conditions d’incarcération brutales où l’assistance sanitaire de base a été refusée et où il souffre sans relâche.

Le professeur Saibaba, malgré sa condition médicale et physique, a été à l’avant-garde de la lutte démocratique pour la sauvegarde des droits des personnes défavorisées, démunies, pauvres et sans pouvoir. Il était un professeur extrêmement populaire à l’Université de Delhi, passionné par la lecture, la recherche et l’enseignement de la littérature.

Le 6 juin 2018, l’avocat Surendra Gadling, la professeure Shoma Sen et le militant Mahesh Raut ont été arrêtés dans leurs demeures respectifs à Nagpur, et dans une opération coordonnée, la police a arrêté en même temps les militants Sudhir Dhawale à Mumbai et Rona Wilson à Delhi.

Le groupe des 5 a été accusé d’être des «membres de haut rang des maoïstes urbains» et ont été inculpés, comme le professeur Saibaba, en vertu de dispositions de la loi draconienne sur la prévention des activités illicites, la loi UAPA, qui inclut des disposition pour assurer une longue détention et incarcération sans caution.

Les cinq sont des militants de haut niveau: Adv Surendra Gadling est secrétaire général de l’Association indienne des avocats du peuple; La professeure Shoma Sen est chef du département d’anglais à l’université de Nagpur; Sudhir Dhawale est l’éditeur du magazine Vidrohi; Rona Wilson est la secrétaire du Comité des relations publiques pour la libération des prisonniers politiques; et Mahesh Raut est un activiste contre les déplacements de Bharat Jan Andolan et ancien membre du Programme du Premier ministre pour le développement rural (PMRD).

Ils sont accusés de propager des “discours de haine” et même de comploter pour l’assassinat du Premier ministre indien. En fait, ces arrestations constituent clairement une nouvelle tentative de faire taire les critiques du parti BJP au pouvoir et de ses partisans liés à Hindutva.

Les arrestations du 6 juin sont aussi clairement liées au cas du professeur G.N. Saibaba. L’avocat Surendra Gadling, qui a déjà été victime de harcèlement constant pour avoir traité le cas du professeur Saibaba, devait assister à une audience sur la demande de libération sous caution de Saibaba deux jours après son arrestation.

Le seul “crime” de G.N. Saibaba, son coaccusé, et du Groupe des 5 a été leur défense constante des droits des Dalits, des Adivasis et des autres peuples exploités et opprimés en Inde et leur opposition à la brutale opération Green Hunt en Inde centrale impliquant environ 100 000 forces militaires indiennes contre les Adivasis (indigènes) et leurs alliés, les maoïstes indiens.

L’ILPS appelle à la libération immédiate de l’Adv Surendra Gadling, du professeur Shoma Sen, de Mahesh Raut, de Sudhir Dhawale et de Rona Wilson. Nous réitérons également notre appel en faveur de la libération inconditionnelle du professeur Saibaba, en fauteuil roulant, qui continue d’être détenu à la prison de Nagpur où ses besoins de base en matière de santé sont refusés.

La diaspora indienne au Canada est forte de plus de 1,25 million de personnes et a donc une voix qui pèse en Inde et au Canada. Veuillez prendre le temps d’en apprendre davantage sur le sort des prisonniers politiques en Inde et sur leur vie avant et après leur arrestation. On peut trouver des renseignements sur les sites Web de l’ILPS: www.ilps.info et https://ilps-canada.ca/ Et se joindre à d’autres Canadiens ide consicence pour demander au gouvernement du Canada de soulever la question des prisonniers politiques auprès du gouvernement de l’Inde et d’appeler à la libération du professeur Saibaba, le Groupe des 5, et tous les autres prisonniers politiques en Inde.

“J’ai vécu pour la liberté, j’ai essayé de trouver la voix des sans-voix et j’ai essayé de trouver ma voix … Je crois que ma liberté est ta liberté.” – Professeur G.N. Saibaba, Andacell, prison centrale, Nagpur, Inde

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